Londres face à la crise :
est-ce reparti de plus belle ?
Après Paris en 2009, Ken se penche sur le cas londonien et continue son point sur les mégalo-métropoles et la crise. Londres, centre névralgique, brillait d'autant plus que Paris avait la réputation de sombrer. Exubérante, fêtarde, vive, Londres se vantait d'être la capitale du monde. Pari réussi, au tournant des années 2000, elle l'a été (ou presque ?) mais perd finalement la bataille. Capitale globale à l’image d’un monde qui centralise dans plusieurs mégalo-métropoles mais n’accepte aucune superpuissance.
La capitale britannique, “the place to be”, “the place to go”, a eu malheureusement le privilège d’être la capitale de la crise, la capitale-symbole d'un capitalisme et d'un système financier décadents, à réformer.
Début 2009, la crise fait rage et la monnaie s'écroule (Ken en profite pour acheter ses billets pour un aller-retour à NY, les taux de change étant plus qu’avantageux :) Magistrale claque ! Pourtant, Londres ne plie pas. Elle a connu pire et s'en est relevée. La capitale britannique peut se fendre mais ne se casse pas. Son énergie, son dynamisme et son instinct de survie recollent les morceaux. Londres a fait preuve d’une incroyable faculté de régénération et s’est reconstruite après un violent traumatisme - trop vite ? - dépassé : là voilà repartie de plus belle...
Ceci dit, si la culture du fric a pu tout bousillé, rien n'est perdu. La culture foisonne, crise ou pas crise. Rassurons-nous, la magie de Londres est toujours là. Elle opère même mieux qu'avant. Heureusement, elle seule peut sauver la Grande Bretagne de la crise ! Finalement, la crise nous fait aimer Londres davantage. Elle stimule les intellectuels et les artistes. Elle réveille en sursaut la ville-monde qui, insouciante, a un peu trop fait la fête et dépensé sans compter.
Récit d’une grande capitale qui a plus d’un tour dans son sac mais qui continue à jouer avec le feu.

