jeudi 25 juin 2009

Adresse Qui Ne Croustille Plus...

Adresse Qui Ne Croustille Plus (1)
Exposition de la tragédie
Quoi ?
Son nom devrait suffire pour mettre la puce à l'oreille : La Librairie de France. Une Institution Culturelle New Yorkaise mais indépendante. Elle n’a aucun lien avec la représentation française aux Etats Unis et ne reçoit aucune subvention.
Fondée en 1928, cette librairie aux dimensions modestes s’installe au rez-de-chaussée de la Maison française, au sein du Rockefeller Center, en 1935 (date de l’inauguration de ce gigantesque complexe de gratte-ciel).
Pendant l’Occupation, elle s’improvise maison d’édition : les Editions de la Maison Française. Plus de 200 auteurs français en exil seront publiés (entre autres Raymond Aron, Gustave Cohen, Jacques Maritain, Georges Simenon,...). Antoine de Saint-Exupéry reste le meilleur exemple : le manuscrit de Pilote de guerre avait été confié au tenant de la librairie pour contourner le blocus maritime qui avait arrêté l'expédition de livres au départ de l'Europe. Cette librairie a reçu la visite de tous les grands écrivains français de passage à Manhattan et s’est imposée comme une vitrine de la culture française, francophone voire européenne. Elle symbolise en quelque sorte les allers-retours intellectuels entre Paris et New York.

Encore aujourd’hui, l’endroit est resté fidèle à lui même. Le rez de chaussée n’a presque rien extraordinaire. Au milieu des best sellers, souvenirs pour touristes, guides Michelin et nouveautés littéraires françaises (à des prix par contre très élevés étant donné les frais de port), on distinguera les plaques en émail à l'effigie du Petit Prince.


lundi 22 juin 2009

Adresses Croustillantes New York (1)

Quelques Adresses Croustillantes à.... New York (1)

1 resto : Yonah Schimmel's Knishes 












C'est un pilier celui-ci mais un pilier qui croustille toujours, qui persiste et n'est pas victime de son succès. En bref, un indestructible..... Lorsque l'on entre dans ce lieu, on est envahi par la nostalgie du vieux New York. On remonte le temps. On est en 1910 aux Etats-Unis dans un New York où les immigrés arrivent en masse. Un jeune rabbi d'Europe de l'Est nommé Yonah Schimmel ouvre un humble magasin de "knishes" après en avoir vendu sur la plage (celle de Coney Island). Près d'un siècle plus tard, le magasin de la Houston Street jouit encore de son statut de "célébrité". Une vieille peinture de sa façade se trouve même au Musée de la Ville de New York.                   

jeudi 11 juin 2009

Intro aux périphéries de l'Occident


Intro aux périphéries de l'Occident : 





extension ou projection ?
       Cet article est à penser comme une introduction, une mise en bouche.  Une introduction à un thème majeur de nos trois mégalo-métropoles en périphérie de l'Occident : leur rapport à l'Europe de l'Ouest, avec le coeur de la civilisation occidentale. Bien souvent, il ne s'agira aucunement de juger la culture de peuples non occidentaux (comme, par exemple, les différentes ethnies résidant à Singapour ou le peuple russe à Moscou). Ken Métrosexuel le répète : il est occidental. Son point de vue demeure partiel, subjectif. C'est justement cette subjectivité qui lui permet d'arriver aux conclusions qui suivent. Les mégalo-métropoles du Metropolitan Blog sont soit occidentales soit se développent selon le modèle global et donc le modèle occidental. Nombre de points ne seront ici qu'évoqués. On y reviendra bien sûr en détail avec des images et exemples concrets. Il s'agit, dans un premier temps, de poser les jalons de la réflexion.


samedi 6 juin 2009

Adresse Encore Plus Croustillante (1)



Qu'est-ce qu'une "Adresse Encore Plus Croustillante" que les autres ?... C'est une adresse digne d'être isolée. Elle croustille tellement qu'elle caractérise souvent plus qu'une mégalo-métropole et / ou un concept à elle seule.



Une Adresse Encore Plus Croustillante (1) : le Sunday Up Market

1 concept londonien....



Le Sunday UpMarket a ouvert ses portes en Septembre 2004. Il s'agit d'un, si ce n'est, "le" marché le plus excitant, imaginatif et original de Londres. Un succès.
      Plus de 140 stands vendent mode, accessoires, artisanat, décorations et musique. Des accoutrements vintage et de l'art tendance rythment l'endroit.... sans oublier le célèbre marché alimentaire..... Des traiteurs passionnés venant du monde entier offrent une nourriture "faite maison". Japonais, turc, marocain, espagnol, thaï, italien, belge,.... etc...  et surtout ce qu'on n'a pas l'habitude de manger et boire. En provenance de l'île Maurice, du Brésil, de l'Ethiopie. du Tibet, des Caraïbes...ce marché a plus d'un tour dans son sac. Evidemment un peu cher mais pour la qualité des produits et l'ambiance, cela ne l'est pas du tout. C'est authentique, savoureux. On ne demande pas mieux. Préparez-vous à réveiller vos papilles gustatives et à les éduquer à toutes les cuisines du monde. Et si vous êtes fauché, n'oubliez pas que les yeux savent autant se régaler que l'estomac.

mardi 2 juin 2009

La mode : superficielle ?

La mode : superficielle ?

La mode : superficielle ou reflet de l'histoire ?
    Fashion has been charaterized as "a capricious goddess" and the very paradigm of superficiality, frivolty and vanity. Alternatively, fashion is often described as "the miror of history" - the reflection of wars, revolutions, and other world historical events. But fashion is neither a whirligig of meaningless change nor a black mirror reflecting the spirit of time. Rather, fashion is itself a part of history, providing valuable evidence of the way people thought and behave in the past. By juxtaposing fashions from different periods in time, we can get dramatic visual impression of social, cultural and aesthetic change. Moreover, fashion has its own history. By exploring fashion's past, we can better understand its present and future.
La mode a été estampillée comme "une déesse capricieuse" et l'exemple même de la superficialité, frivolité et vanité. La mode est, d'autre part, la plupart du temps décrite comme "un miroir de l'histoire" - le reflet des guerres, révolutions et autres événements historiques d'envergure mondiale. Mais la mode n'est ni une toupie de changement insignifiant ni un miroir noir qui reflète l'air du temps. La mode est bien plus elle-même une partie de l'histoire, nous apportant une preuve précieuse de la manière dont les gens ont pensé et se sont comportés dans le passé. En juxtaposant les modes de différentes époques, on peut avoir une impression visuelle spectaculaire du changement social, culturel et esthétique. De surcroît, la mode a sa propre histoire. En examinant le passé de la mode, on est en mesure de mieux comprendre son présent et son avenir.
Dr Vaelria Steele
Director and Chef Curator
The Museum at FIT (Fashion Institute of Technology)