mercredi 30 novembre 2011

Londres, capitale de l'esclavage moderne

Londres, capitale de l'esclavage moderne

     En temps de crise, on cherche les coupables où ils ne sont pas. Au lieu de remettre en question un système et sa caste, il est bien plus facile de pointer du doigt les fameux "assistés". Dans les sociétés occidentales post-industrielles, un problème demeure : la plupart des emplois étant qualifiés, une partie de la population est condamnée à une alternative peu réjouissante : soit être au chômage soit travailler avec des revenus nécessairement bas. Avec la désindustrialisation et la concurrence mondiale, même les emplois peu qualifiés deviennent compétitifs. On connaît la fin de l'histoire : le chômage augmente, les dettes publiques aussi !
    Alors le Royaume Uni a trouvé l'ultime solution. La réforme anti-sociale, injuste et scandaleuse qui fait fantasmer nombre de gouvernements conservateurs : faire travailler gratuitement des chômeurs en échange de leurs aides sociales. Autrement dit exploiter des citoyens alors que l'on pourrait créer de l'emploi (de vrais emplois). 
  Le Royaume-Uni subit de plein fouet la crise. L'empire de la finance est voué à l'échec. Le chômage atteignait mi-novembre un record avec 2,62 millions de chômeurs. Les plans d'austérité, avec notamment 400 000 emplois publics sur le point d'être supprimés, réussissent l'exploit de dépasser ceux de Thatcher.   

lundi 21 novembre 2011

L'identité masculine menacée ?

L'identité masculine menacée ?

On ne naît pas homme 
       “On ne naît pas femme, on le devient.” Cette phrase rendue célèbre fait probablement l'unanimité. On parle moins de l'homme. Pourtant, il faut bien pour une moitié de l'humanité apprendre à le devenir. 
        La seconde moitié du XXe siècle aura été celle de la femme... de sa liberté et de son émancipation. Si l'égalité n'est pas encore atteinte, même dans les pays les plus avancés,  les femmes ont ébranlé la toute-puissance masculine et leur domination millénaire. Elles sont devenues socialement et individuellement floues pour les hommes. Les caractéristiques traditionnels pour chaque sexe (douceur pour la femme, agressivité pour l’homme) ont, en partie, perdu leur crédibilité. D'autre part, la société valorise plus volontiers ce qui a trait au féminin : douceur, parole, consensus, compréhension. On est censé être sorti de l'état de guerre de tous contre tous. Comment l'homme peut-il dès lors rester masculin avec ces qualités "féminines" alors que le masculin s'est longtemps précisement défini par cette agressivité, cette brutalité, cette violence ? Si les hommes ne viennent pas de Mars et les femmes de Vénus, d'où viennent-ils ? Grande interrogation, profonde incertitude et véritable angoisse contemporaine !
         Plus embêtant encore pour Ken et la gente masculine, la science permet désormais à la femme de ne plus être pénétrée pour se reproduire. C'est pourtant là la seule différence biologique majeure entre les deux sexes (l'un pénétrant, l'autre pénétré lors de l'acte de la reproduction), qui en a fondé tant d'autres. La femme est définitivement libre, l'homme définitivement perdu ?

mercredi 16 novembre 2011

Adresses Croustillantes Concept Stores

Quelques Adresses Croustillantes à... 
SPECIAL CONCEPT STORE
    Après le mode d'emploi sur les concept stores, Ken vous propose de passer à la pratique : tour du monde des incontournables concept stores des mégalo-métropoles...
Paris (1) : Colette
       Colette et sa fille Sarah Leferl choisirent ce local de 700m2, rue St Honoré, qui ne tardera pas à devenir le temple de la branchitude mondiale, la référence absolue pour les concept stores. Incontournable. Suprenant. Le buzz y est permanent. La sélection mode, high tech, beauté, art, musique, livres gadgets se veut extrêmement pointue... dénichée aux quatre coins de la planète. Le bar à eau reste une curiosité ! L'année dernière, le chiffre d'affaires a avoisiné les 19 millions d'euros.  
213 rue St Honoré, Paris 1er
www.colette.fr

mardi 15 novembre 2011

Concept stores : Mode d'emploi

Concept stores : 
Mode d'emploi
       Après un mode d'emploi sur les fashion weeks, Ken continue de démystifier des notions dont les initiés abusent. Place au concept-store. 


Du department store au concept store 
   Aristide Boucicaut peut être considéré comme l'inventeur du concept store. Cet homme d'affaires amorça une véritable révolution avec l'ouverture du Bon Marché, une étonnante surface qui regroupait mode, accessoires, déco, alimentation. Le don de Boucicaut pour capter les tendances, décrypter les futures attentes des consommatrices et créer un univers qui leur parle et semble avoir été créé pour elles, lui assurera un succès immédiat. La mode des Grands Magasins, department stores, est alors lancée et les premiers jalons du shopping moderne posés
    En 1991 ouvre le premier concept store qui ne fait qu'adapter cette innovation en la mettant au goût du jour. La soeur de la rédactrice en chef de Vogue Italy crée le pionnier 10 Corso Como, à Milan, défini comme "a multifunctional space, a meeting place, a union of culture and commerce" (1). De tels lieux se veulent transversaux et se caractérisent par la mise en scène de produits de domaines variés que l'on pourrait regrouper sous le terme générique "lifestyle" : art, mode, design, culture (livres, expos, disques) voire gastronomie.
(1) un espace multifonctions, un lieu de rencontre, une union de la culture et du commerce



Parce que chaque rêve est fait pour être réalisé...


 AIDEZ KEN A GAGNER UN TOUR DU MONDE
Ken a participé au jeu concours City Blogging Tour... pour tenter de gagner un tour du monde* avec 9 escales... dans des mégalo-métropoles ou des nuits dans les hôtels de la chaîne.
* Le tour du monde à gagner est pour deux personnes... Aidez Ken qu'il puisse refaire un tour du monde, mais cette fois avec sa douce Barbie qu'il vient de reconquérir...

Paris - Londres - New York -Rio de Janeiro -Madrid - Bangkok - Pékin - Sydney - Rome. 

Ken a réalisé 4 city challenges en postant à chaque sur le site un article à propose de la ville choisie. Ken est le seul participant à avoir été au palmarès du jury les 4 fois, décrochant notamment deux fois la première place, une fois le titre de chouchou du jury.

 Pour soutenir la candidature jusqu'au 20 Novembre, vous pouvez voter tous les jours à l'adresse suivante : 
Merci d'avance.

samedi 12 novembre 2011

Le touriste et le greeter

Le touriste et le greeter
Après le couchsurfing qui lança la mode du tourisme authentique (et sans se ruiner), le succès des greeters met en évidence les limites du tourisme de masse impersonnel. Qui sont ces greeters (le terme signifie hôte en anglais) ? Ce réseau de bénévoles proposent aux touristes de leur faire découvrir leur ville ou leur région gratuitement. Il s'agit plus d'un échange que d'une visite à proprement parler. En cela, ce n'est pas une concurrence déloyale à l'égard des professionnels : c'est un partage, une rencontre, une balade de proximité, avec de vrais bons plan et des anecdotes. Les thèmes de visites se révèlent aussi variés que possible : l'art, une balade en vélo, les quartiers historiques, les cafés,... En tout cas, ces nouvelles formes de tourisme participatif réinventent l'hospitalité dans les villes modernes.

mardi 8 novembre 2011

Singapour en pleine démesure

Singapour en pleine démesure : 
le Marina Bay Sands
Un projet titanesque
       Le Marina Bay Sands est un complexe hôtelier : 3 hôtels de 55 étages, surmontés d'une terrasse d'un hectare en forme de paquebot, 2600 chambres, 74 000 m2 d'espace consacré aux magasins et à la restauration (un casino, un centre commercial, une salle de conférences, un musée, deux théâtres, une future patinoire)... située face à Marina Bay. Cerise sur le gâteau : sur le Skypark en haut qui fait figure de véritable oasis tropical d'1,2 hectare avec 250 arbres et 650 plantes s'étend la plus longue piscine en altitude du monde, avec un débordement de 146 mètres. Ce jardin suspendu à 200 mètres de hauteur est une prouesse architecturale et a été conçue pour accueillir 3 900 visiteurs.

vendredi 4 novembre 2011

Du mignon au métrosexuel

Du mignon au métrosexuel 


      Le métrosexuel représente une révolution dans l'histoire de la coquetterie, jusqu'ici associée caricaturalement à la féminité. C'est Jean Claude Bologne qui nous en convainc dans son excellente Histoire de la coquetterie masculine
      Selon l'auteur, la coquetterie est l'usage de l'artifice jusqu'à l'excès, la recherche de singularité par l'artifice de l'apparence.
      Si le terme "coquetterie" apparaît au XVe siècle, la pratique est ancienne chez les hommes aussi et les mots employés pour la désigner nombreux : mignons, marjolets, muguets, dandys, zazous, punks,... Le terme renvoie au cri du coq, symbole masculin par excellence. Pourtant, la coquetterie a longtemps été critiquée et opposée à l'élégance qui doit caractériser l'homme. Elle apparaît comme naturelle chez la femme mais louche et anormale chez l'homme. Socialement, c'est un agent de différenciation des sexes.
    L'ouvrage casse le cliché selon lequel prendre soin de soi va de pair avec homosexualité chez l'homme. D'ailleurs, associer les deux n'a pas vraiment de sens puisque nombre d'homosexuels cherchent à tout prix à ne pas véhiculer d'image efféminée. A l'inverse, les métrosexuels et encore plus les übersexuels sont les premiers à refuser de sacrifier leur virilité pour un droit à la beauté. Ils jouent sur les deux tableaux et concilient virilité et coquetterie.