Londres, capitale de l'esclavage moderne
En temps de crise, on cherche les coupables où ils ne sont pas. Au lieu de remettre en question un système et sa caste, il est bien plus facile de pointer du doigt les fameux "assistés". Dans les sociétés occidentales post-industrielles, un problème demeure : la plupart des emplois étant qualifiés, une partie de la population est condamnée à une alternative peu réjouissante : soit être au chômage soit travailler avec des revenus nécessairement bas. Avec la désindustrialisation et la concurrence mondiale, même les emplois peu qualifiés deviennent compétitifs. On connaît la fin de l'histoire : le chômage augmente, les dettes publiques aussi !
Alors le Royaume Uni a trouvé l'ultime solution. La réforme anti-sociale, injuste et scandaleuse qui fait fantasmer nombre de gouvernements conservateurs : faire travailler gratuitement des chômeurs en échange de leurs aides sociales. Autrement dit exploiter des citoyens alors que l'on pourrait créer de l'emploi (de vrais emplois). Le Royaume-Uni subit de plein fouet la crise. L'empire de la finance est voué à l'échec. Le chômage atteignait mi-novembre un record avec 2,62 millions de chômeurs. Les plans d'austérité, avec notamment 400 000 emplois publics sur le point d'être supprimés, réussissent l'exploit de dépasser ceux de Thatcher.


